Avis de nommination
Étienne Pomerleau-Landry, Conseiller aux relations/communications
18 novembre 2009
15:42
Bonjour à tous,
J'aimerais vous signaler les derniers changements qui ont eu lieu au sein du conseil exécutif depuis la dernière assemblée générale du 26 mars.
En effet, il manquait un candidat pour remplir la fonction de registraire, poste que Nicole Lapierre a occupé pendant quatre ans. Je suis très heureux de vous annoncer que Jean-Francis Clermont-Legros a accepté d’être notre nouveau registraire et j’ai confiance qu’il fera du bon travail.
Bienvenue, Jean-Francis ! Nicole reste parmi nous à titre de conseillère et va continuer à transmettre tout son savoir à la nouvelle génération. Je tiens à souligner combien sa contribution au parti est précieuse.
Je tiens également à vous informer que l’autre poste vacant, celui de trésorier, a été pourvu par la nomination de Florent Michelot, qui fait déjà un excellent travail si l’on tient compte du rapport financier qu’il a déposé à la dernière réunion du conseil. Enfin, j'ai moi-même rejoint les rangs du conseil comme conseiller en relations/communications.
Des activités seront organisées cet automne, dans le cadre de la Semaine de la Souveraineté qui se tiendra du 28 septembre au 2 octobre. Outre ceux organisés par les étudiants de l’Université de Montréal (notamment avec Mathieu Bock-Coté, Biz de Loco Locass et d'autres invités-surprises), nous avons projeté les évènements suivants :
Un débat dans le secteur Côtes-des-Neiges, sur la Souveraineté et l’intégration des nouveaux arrivants
Un 5@7 autour d'une bière, dans une ambiance agréable, dans un bar qui reste à déterminer.
Les personnes qui souhaitent participer à l'organisation de ces activités n'ont qu'à contacter Louis-Olivier Lévesque, au 514-278-6911 ou à président@pqoutremont.org
Au nom du conseil, je souhaite à tous un bel été !
Le CNPP de février 2009
Dominique Dumas, Vice-président à la mobiilisation du conseil exécutif
17 décembre 2009
16:08
Voici les commentaires d'un membre de l'exécutif qui a participé, pour la première fois, à un conseil national du PQ, qui s'est tenu à Québec les 21 et 22 février derniers :
Le CNPP a été une importante source de motivation pour nous, les membres de l'exécutif d'Outremont, qui y ont participé activement. Cela nous a permis de bien souder nos liens et, surtout, de bien saisir les forces de chacun.
Cette participation a été un exercice pédagogique d'une importance inestimable pour les membres de l'équipe, car cela nous a permis d'enrichir nos connaissances du Parti Québécois, de devenir des ambassadeurs de la circonscription d'Outremont et de rencontrer les députés du parti. À ce propos, nous avons eu une rencontre très intéressante avec un nouveau pilier du parti, Scott Mackay, responsable de la mission du développement durable et de l'environnement, qui n'a pas hésité à venir souper avec nous samedi soir, à échanger et à partager des idées susceptibles d'alimenter le prochain gouvernement majoritaire, que le Parti Québécois dirigera.
De plus, un panel sur l'économie et la crise avait été organisé durant ces instances nationales afin de mieux nous renseigner sur la crise, ses ramifications et, surtout, ses solutions. Les membres de la circonscription d'Outremont avaient toutefois une longueur d'avance car un des panélistes leur était bien connu. Stéphane Paquin de l'Université Sherbrooke, avait été l'un de nos invités lors d'une activité sur la souveraineté à l'heure de la mondialisation, qui a eu lieu le 29 mai dernier. Stéphane Paquin a patiemment expliqué à l'ensemble des représentants de toutes les circonscriptions du Québec comment les pays d'Europe du Nord ont réussi à résoudre de précédentes crises économiques tout en modernisant et en améliorant leur social-démocratie.
Pour le prochain conseil, il serait bénéfique de bien nous préparer, notamment en prenant le pouls des militants de la circonscription, et ce, afin de bien les représenter. Nous sommes reconnaissants d'avoir eu l'occasion de participer à un exercice aussi enrichissant et nous espérons le partager avec tous les membres.
Le PQ est une organisation solide, qui continuera son évolution durant les mois à venir… et qui aura besoin de nous tous.
Merci !
Dominique Dumas
Vice-président à la mobilisation
J'interpelle le député Raymond Bachand
Christian Gagnon, Membre de l'exécutif du PQ d'Outremont de 1987 à 1998 et de l'exécutif régional du PQ de Montréal-Centre de 1998 à 2005.
17 décembre 2009
16:20
Monsieur le député,
Vous étiez présent au Palais de l'Élysée, à Paris, le 2 février dernier, lorsque le président Nicolas Sarkozy a provoqué une vive controverse en taxant le mouvement souverainiste de « sectarisme ». Vous l'avez aussi entendu accuser les souverainistes d'inviter les Québécois à « l'enfermement sur soi-même », à « détester leurs voisins » et à leur exprimer une « opposition féroce », bref, à être « imbéciles » et « agressifs ». Prononcé par le président de la République française lors d'une cérémonie on ne peut plus protocolaire, ce tissu d'injures en a ahuri plus d'un. Ce fut d'autant plus le cas que, selon le sondage CROP du 29 janvier dernier, ce langage fort peu diplomatique s'applique actuellement à 43% des Québécois. Voilà pourquoi, monsieur le député, vos concitoyens du Québec en général et de votre circonscription d'Outremont en particulier se seraient attendus à ce que vous vous dissociiez clairement d'un discours à ce point pavé d'insultes. Mais lorsque, quelques jours plus tard, des journalistes vous en ont donné l'occasion, vous avez plutôt préféré dire que Nicolas Sarkozy « a bien exprimé ce qu'il pensait ». Questionné à savoir si vous partagiez cette opinion, vous avez alors versé dans l'insinuation en répondant qu'« il y a une partie [du Parti Québécois] qui est très tolérant (sic), ouvert (sic) sur le monde, et une autre partie qui l'est moins. »
Cette déplorable technique, la vôtre, consistant à promouvoir l'unité du Canada en invitant les Québécois issus d'une minorité à soupçonner un certain penchant intolérant chez cette vaste proportion de leurs concitoyens qui appuient le projet souverainiste n'est pas nouvelle. L'exemple est parfois venu de haut. Je me souviens trop bien, par exemple, de l'époque où Pierre-Elliot Trudeau afficha son opposition à l'Accord du lac Meech en soutenant qu'un gouvernement péquiste pourrait utiliser la clause de société distincte pour expulser massivement les immigrants hors du territoire québécois. Et pourtant, vous souvenez-vous de ce jour de 1993 où le libéral Denis Coderre affirma avec rage que les immigrants qui, comme son adversaire le député bloquiste Osvaldo Nunez, militaient en faveur de la souveraineté du Québec ne méritaient rien de mieux que d'être déportés dans leur pays d'origine ?
Et que dire de ce 14 février 1990, date à laquelle le chef du Parti Égalité, Robert Libman, faisait campagne contre cette même clause de société distincte auprès d'étudiants réunis à l'Université McGill en lançant : « Serait-il exagéré d'imaginer […] qu'un gouvernement ultra-nationaliste adopte une loi affirmant que l'interdiction de se faire avorter constitue une limite raisonnable à la liberté individuelle? » Une telle mesure pouvait être imposée, selon M. Libman, « de façon à perpétuer la race en nombre suffisant, aux yeux des nationalistes, pour préserver et promouvoir l'identité distincte du Québec ». Le chef du Parti Égalité ajouta également craindre qu'on se serve de la clause de société distincte pour limiter le nombre de livres anglais dans les librairies.
Plus près de nous, je garde un horrible souvenir du débat électoral organisé le 26 novembre 1998 par l'association québécoise de la communauté juive de l'ex-URSS et son président Mark Groysberg à l'intention des candidats d'Outremont. Devant ce public ayant fui la répression d'un régime politique totalitaire, votre prédécesseur, le député libéral Pierre-Étienne Laporte, avait multiplié les accusations de xénophobie et d'ethnocentrisme à l'endroit du péquiste Jean-François Thuot. Monsieur Laporte avait même soutenu que s'il n'y avait pas davantage de représentants des minorités dans la fonction publique québécoise, c'était parce que le PQ y avait érigé un véritable système de discrimination à l'embauche visant à barrer la route aux non-francophones de souche. Rien de moins.
On pourrait citer des cas encore longtemps. Cette façon pour le moins calomnieuse d'affubler son adversaire des pires tares qui se puissent en politique - l'intolérance et le racisme - et de le répéter assez souvent pour espérer en faire un lieu commun m'est toujours apparue comme une forme grave de paresse intellectuelle. Elle vise à discréditer le plus possible son interlocuteur afin de n'avoir pas à argumenter avec lui sur la substance des choses. Et voilà que vous vous y mettez vous aussi, monsieur Bachand.
Mais tout n'est pas perdu. En effet, puisque Nicolas Sarkozy s'en est pris si virulemment aux souverainistes sans jamais les nommer, permettez-moi, monsieur le député, de vous donner une autre occasion de vous distinguer d'un personnage aussi peu respectueux. Si ces péquistes notoirement intolérants dont vous parlez existent vraiment et s'ils sont plus nombreux et influents que dans le camp fédéraliste, et bien faites-nous en la liste. Énumérez-nous leurs noms et prénoms. Les personnes visées pourront alors en discuter avec vous et le public jugera. Et si vous vous en abstenez, monsieur le député, les électeurs d'Outremont, dont je suis, en concluront alors que vous entendez à l'avenir vous en tenir à un discours plus édifiant. La démocratie québécoise en sortira certainement grandie.
Le 29 mai 2008 avait lieu, au café Volver, une rencontre entre deux politologues de renom, Stéphane Paquin et Denis Monière.
Les deux invités du Parti Québécois d'Outremont devaient répondre à la question suivante : la nation est-elle soluble dans la mondialisation ? Évidemment, nous connaissions la réponse mais nous souhaitions recueillir leur vision pour alimenter la nôtre et enrichir notre argumentaire à l'égard de cette question.
Stéphane Paquin s'est employé à nous démontrer que la thèse voulant que la souveraineté soit une idée périmée dans un contexte de mondialisation n'est pas fondée, d'un point de vue économique notamment. En réponse à ceux qui soutiennent que l'État interventionniste fait fuir les capitaux, monsieur Paquin nous rappelle que la part des dépenses publiques dans le PIB n'a jamais été aussi élevée. En fait, selon ce dernier, on oublie trop souvent que la vaste majorité des investissements n'est pas drainée vers les pays qui lèvent leurs barrières réglementaires mais demeure au sein des pays occidentaux. Par exemple, la Chine retient 8 % des investissements alors que les États-Unis demeurent toujours le pays où on investit le plus. Cela revient à dire que d'un point de vue statistique, la corrélation État interventionniste et faiblesse des exportations n'est aucunement significative.
En comparant les quatre modèles de capitalisme répertoriés et connus (anglo-saxon, français, méditerranéen et scandinave) en fonction de leur efficacité économique et de l'écart observé entre riches et pauvres, on constate que le modèle scandinave est le plus performant : cela confirme la réussite de petits pays interventionnistes. Pour Stéphane Paquin, la thèse voulant que la situation actuelle de l'économie invalide la pertinence des volontés émancipatrices est complètement non fondée. En fait, pour lui, les grandes organisations mondiales telles l'OMC et l'OMS donnent justement l'aval à un mouvement qui cherche à ne pas être privé ou dépossédé de ces grands centres de décision. L'absence de la représentation du Québec au sein de ces organismes est la meilleure illustration du déficit démocratique actuel et de la perte graduelle de son influence.
Notre deuxième invité, Denis Monière, s'est employé à nous démontrer à quel point le discours à l'effet que la mondialisation remet en cause la pertinence de nouveaux états-nation est purement idéologique. Selon ce dernier, ce mouvement cherchant à discréditer ceux qui aspirent à une plus grande autonomie en opposant le rôle accru de l'économie s'associe davantage à une forme de contrôle social qu'à une réalité objective. Monsieur Monière précise que la présence de forces externes érodant l'absolutisme étatique (marché, église, normes mondiales) n'a rien de nouveau et ne remet aucunement en cause la pertinence de la souveraineté. Bien que des faits tangibles confirment la place grandissante de l'économie dans nos sociétés, l'état s'accapare d'autres champs d'intervention et fait preuve d'une activité législative et réglementaire très intense. En fait, il est intéressant de noter que depuis 1970, le gouvernement canadien n'a jamais été aussi actif d'un point de vue législatif; trois fois plus de lois sont adoptées en chambre aujourd'hui qu'il y a quarante ans. Qu'il s'agisse de normes en matière d'immigration ou de lois encadrant les produits du tabac, l'État occupe un terrain important et même vital pour la pérennité de notre civilisation lorsque l'on considère les enjeux environnementaux contemporains. De plus, les sommes colossales investies par le gouvernement fédéral depuis 1995 pour promouvoir la nation canadienne nous démontrent clairement qu'il existe une forme d'hypocrisie chez ceux qui tiennent un discours discréditant la pertinence de revendiquer sa souveraineté.
Cette soirée bien spéciale s'est clôturée par des échanges entre nos panélistes et les militants de la circonscription. Nous vous convierons certainement à d'autres rencontres « souverainistes » dès l'automne prochain.
Merci à nos invités et à ceux et celles qui ont participé à cette soirée.
La triste nouvelle a d'autant plus durement frappé les souverainistes d'Outremont qu'on la croyait invincible. Bien des tumultes et des soubresauts ont secoué le Parti Québécois depuis sa fondation en 1968. Mais toutes ces années durant, Marie-Paule Duchesne n'a jamais cessé d'être notre repère de constance et notre modèle de persévérance. Et pourtant, le 19 mars dernier, elle s'est éteinte, doucement, dans son sommeil. À chaque jour depuis toujours, son ardeur militante était à la fois la chose la plus certaine et néanmoins la plus étonnante. Une fois passée l'incrédulité, la mouvance souverainiste de notre circonscription devra tout de même se résigner. Marie-Paule ne sera plus là .
Venue au monde en 1922 tout comme René Lévesque, Marie-Paule Duchesne née Mayrand s'est activée au Parti Québécois dès les tout débuts. Les plus âgés d'entre nous entendent encore ses irrésistibles appels à mettre l'épaule à la roue, à l'aube des années 1970. Je l'ai connue en 1987, en faisant mon entrée à l'exécutif du Parti Québécois d'Outremont, au moment du retour aux affaires de Jacques Parizeau. J'avais 25 ans. Elle en avait 65, et était registraire du PQ d'Outremont depuis une quinzaine d'années. Déjà à l'époque, elle connaissait tout le monde et tout le monde la connaissait.
Cette année-là, le PQ revenait de loin et nous savions tous que le chemin serait dur et long. Mais dès les premiers instants, Marie-Paule m'avait vivement impressionné. J'ai aussitôt compris que le jour où il faudrait traverser les inévitables épreuves de la vie militante, je pourrais toujours m'agripper à elle. C'est bel et bien ce qui s'est produit durant les vingt années suivantes. Elle qui a pris part à tous les combats péquistes, bloquistes et référendaires depuis quatre décennies aura été dans Outremont un inépuisable filon de motivation pour toutes les militantes et tous les militants qui ont eu le bonheur de la côtoyer. Comment nous, les « jeunes », aurions-nous pu voir cette femme de deux générations notre aînée afficher cette extraordinaire combativité et ne pas au moins tenter d'y mettre autant d'énergie qu'elle ? J'en avais fini par la surnommer « notre phare d'Alexandrie », ce à quoi elle réagissait chaque fois en émettant le même petit rire humble et embarrassé de celle qui, bien qu'ayant occupé presque toutes les fonctions dans notre organisation, n'a jamais cherché les honneurs.
Tous les chefs l'ont connue et admirée assez pour l'appeler par son prénom. Cela lui suffisait. Les seules ambitions qu'on lui ait connues étaient collectives : Marie-Paule voulait faire du Québec un pays. Une telle suractivité aurait tôt fait de mener n'importe qui d'autre au surmenage. Mais l'inépuisable Marie-Paule s'est également dévouée corps et âme pendant des décennies au groupe Aide-Partage de la paroisse des Dominicains de Saint-Albert-Le-Grand, qui apporte son soutien aux immigrants récents de Côte-des-Neiges. Elle a aussi été un pilier de l'organisation des bénévoles du Musée du Château Ramezay.
Aujourd'hui mon amie Marie-Paule n'est plus. Sa maison de l'avenue de l'Épée, là où ont eu lieu des centaines de réunions, est vendue. Force est donc d'admettre que cette force de la nature n'en était pas pour autant éternelle. Mais le flambeau des causes qu'elle a si courageusement défendues est déjà transmis. Et son héritage demeure.
Merci pour tout, Marie-Paule Duchesne.
Texte paru sur la Tribune Libre de Vigile.net le 31 mars 2008.