Parti Québécois d'Outremont

Modifications au programme Allocation-Logement
Éric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du PQ
19 octobre 2008
18:10

16 octobre 2008 -- Pour information.
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COMMUNIQUÉ

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

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Modifications au programme Allocation-Logement


Pourquoi le gouvernement charest

a-t-il abandonné les personnes seules?


Québec, le jeudi 16 octobre 2008 – La députée de Crémazie et porte-parole du Parti Québécois en matière de logement social, Lisette Lapointe reproche au gouvernement Charest son manque d’empathie envers les personnes seules.


La ministre libérale Nathalie Normandeau a récemment annoncé des modifications au programme Allocation‑Logement, des modifications réclamées par le Parti Québécois depuis avril dernier. Or, la ministre a volontairement oublié le volet du programme destiné aux personnes seules. « C’est une décision inexplicable, injustifiée et inacceptable », a déclaré Mme Lapointe.


Actuellement, le programme Allocation-Logement prévoit qu’une personne de 55 ans et plus, habitant seule, ne peut bénéficier d’une aide si elle a un revenu annuel supérieur à 16 480$. Pourtant, en commission parlementaire récemment, la vice-première ministre, Nathalie Normandeau, a affirmé qu’avec un revenu annuel de 20 000$ par année, une personne vit sous le seuil de pauvreté.


« Pourquoi la ministre Normandeau n’a-t-elle pas ajusté son programme tenant compte de ce qu’elle a dit et de ce qu’elle pense? Elle-même confirme que les critères du programme pour les personnes seules ne tiennent plus la route. C’est à elle aujourd’hui d’expliquer aux aînés qui voient leur prestation coupée pourquoi elle refuse de bonifier le programme pour les personnes seules », a ajouté Lisette Lapointe.


Les conséquences de la décision de la ministre Normandeau sont nombreuses et parfois catastrophiques pour des personnes seules et particulièrement chez les aînés habitant seuls. En effet, pour plusieurs d’entre eux, chaque fois que leur supplément de revenu garanti augmente, leur prestation d’Allocation-Logement diminue. Pire encore, dans certains cas, les personnes ne sont plus admissibles et leur prestation est donc complètement coupée.


Rappelons que le programme Allocation-Logement, mis en œuvre par le gouvernement du Parti Québécois en 1997, offre une aide financière aux personnes seules et aux familles en situation de pauvreté consacrant une part trop importante de leur budget pour se loger.


La porte-parole du Parti Québécois presse la ministre Normandeau de modifier à nouveau le programme Allocation-Logement pour tenir compte de la réalité des personnes seules.


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Source : Éric Gamache

Attaché de presse

Aile parlementaire du Parti Québécois

418 644-9318



La crise financière américaine fait des victines au Québec
Éric Gamache , attaché de presse, Aile parlementaire du PQ
19 octobre 2008
18:05

Pour information.
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COMMUNIQUÉ

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

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La crise financière américaine fait des victimes au Québec



Que va faire Jean charest pour les 200 travailleurs qui perdront leur emploi à l’usine camoplast de princeville?



Québec, le vendredi 17 octobre 2008 – Le député de Rousseau et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement économique et de finances, François Legault, demande l’intervention du premier ministre du Québec, Jean Charest, afin de sauver les 200 travailleurs de l’usine Camoplast de Princeville qui perdront leur emploi à compter de janvier prochain.



« La direction de l’usine à Princeville ne s’en cache pas; la crise du crédit aux États-Unis est un facteur déterminant dans la prise de décision. Ainsi donc, la crise financière américaine fait malheureusement déjà des victimes au Québec. Il semble que les comités de vigilance que M. Charest a mis en place n’ont rien donné pour les travailleurs de Camoplast », a déclaré François Legault.



Le député de Rousseau note que tout récemment, Emploi-Québec faisait état de la situation de l’emploi de la MRC de l’Érable, une situation pour le moins inquiétante. En effet, il appert qu’il s’est perdu 960 emplois entre 2001 et 2006, une baisse de 8 %.



« Jean Charest, qui dit se soucier de l’économie, doit rapidement nous dire ce qu’il entend faire pour aider la communauté de Princeville. Il doit nous dire maintenant comment il entend intervenir concrètement pour aider les 200 travailleurs qui se retrouveront sans emploi en janvier prochain », a conclu François Legault.



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SOURCE : Éric Gamache

Attaché de presse

Aile parlementaire du Parti Québécois

418 644-9318


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Sommet de la francophonie
Communiqué de presse, 19 octobre 2008, Marie Barrette, attachée de presse, Aile parlementaire du PQ
19 octobre 2008
18:00

> COMMUNIQUÉ
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>
> Clôture du XIIe Sommet de la Francophonie
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> Pauline Marois dresse un bilan MITIGÉ
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> Québec, le dimanche 19 octobre 2008 – À l’issue du XIIe Sommet de la Francophonie, la députée de Charlevoix et chef du Parti Québécois, Pauline Marois, dresse un bilan mitigé du résultat des discussions des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Madame Marois s’est dite fière que le Québec ait été l’hôte du XIIe Sommet de la Francophonie et d’avoir eu le plaisir d’accueillir les représentants des pays membres de l’OIF.
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> « Je trouve cependant déplorable que l’ensemble des travaux se soient déroulés à huis clos empêchant ainsi la population d’être informée des discussions entourant les grands enjeux internationaux, notamment sur l’environnement, la crise alimentaire et la langue. Des sujets qui préoccupent une vaste partie de la population québécoise. Bien que la crise financière ait un impact indéniable sur la scène internationale, il est tout de même dommage qu’elle ait pris autant de place alors que les populations des pays du sud vivent présentement une crise alimentaire sans précédent. Celle-ci aurait pu être résorbée si on y avait consacré 1 % des sommes dégagées pour la crise financière », a déclaré Pauline Marois.
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> Rappelons qu’un peu plus tôt cette semaine, Mme Marois rendait publiques ses attentes sur la représentation du Québec au sein de la Francophonie internationale. Elle souhaitait alors que le Québec soit identifié en son nom propre et non plus sous le vocable Canada–Québec et assume ainsi pleinement son leadership au sein de la Francophonie. De plus, il est essentiel que le Québec soit présent dans les pays africains ainsi que dans les trois pays de l’Asie membres de la Francophonie et, pour terminer, que le Québec accueille un bureau permanent de l’OIF.
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> « À l’issue de ce sommet, il apparaît évident que Jean Charest n’a pas été en mesure de défendre avec vigueur la place du Québec dans l’organisation du XIIe Sommet de la Francophonie. Je constate qu’au delà de ses paroles, il y eu prédominance du gouvernement fédéral », a déploré la chef du Parti Québécois.
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> « Jean Charest s’est fait doubler, il n’a pas su s’imposer et imposer les vues du Québec durant ce sommet. Le gouvernement fédéral a pris le contrôle de cet événement qui se tenait pourtant dans notre capitale nationale et Jean Charest l’a laissé faire », a affirmé Mme Marois.
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> Enfin, en ce qui concerne les relations France-Québec, Mme Marois a déclaré : « Je suis assez satisfaite du soutien formel du président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, au développement d’une relation d’égale à égale, étroite et privilégiée entre la France et le Québec. Je suis convaincue que le jour où les Québécois décideront démocratiquement d’assumer leur pleine souveraineté, notre « famille française » sera à leurs côtés. Les relations fraternelles développées au cours des cinquante dernières années sont notre meilleure garantie à cet égard ».
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> Mentionnons que Mme Marois a profité de ce sommet pour rencontrer plusieurs délégations, notamment des représentants de la République d’Haïti et du Liban qui comptent d’importantes communautés au Québec.
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> Source : Marie Barrette
> Attachée de presse
> Aile parlementaire du Parti Québécois
> 418 644-9318



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Un partie des gens présents à l'activité.
La nation est-elle soluble dans la mondialisation
Rémi Lussier, Membre de l'exécutif du PQ Outremont
11 septembre 2008
12:53

Le 29 mai dernier avait lieu, au café Volver, une rencontre entre deux politologues de renom, Stéphane Paquin et Denis Monière.

Les deux invités du Parti Québécois d’Outremont devaient répondre à la question suivante : la nation est-elle soluble dans la mondialisation ? Évidemment, nous connaissions la réponse mais nous souhaitions recueillir leur vision pour alimenter la nôtre et enrichir notre argumentaire à l’égard de cette question.

Stéphane Paquin s’est employé à nous démontrer que la thèse voulant que la souveraineté soit une idée périmée dans un contexte de mondialisation n’est pas fondée, d’un point de vue économique notamment. En réponse à ceux qui soutiennent que l’État interventionniste fait fuir les capitaux, monsieur Paquin nous rappelle que la part des dépenses publiques dans le PIB n’a jamais été aussi élevée. En fait, selon ce dernier, on oublie trop souvent que la vaste majorité des investissements n’est pas drainée vers les pays qui lèvent leurs barrières règlementaires mais demeure au sein des pays occidentaux. Par exemple, la Chine retient 8 % des investissements alors que les États-Unis demeurent toujours le pays où on investit le plus. Cela revient à dire que d’un point de vue statistique, la corrélation État interventionniste et faiblesse des exportations n’est aucunement significative.

En comparant les quatre modèles de capitalisme répertoriés et connus (anglo-saxon, français, méditerranéen et scandinave) en fonction de leur efficacité économique et de l’écart observé entre riches et pauvres, on constate que le modèle scandinave est le plus performant : cela confirme la réussite de petits pays interventionnistes. Pour Stéphane Paquin, la thèse voulant que la situation actuelle de l’économie invalide la pertinence des volontés émancipatrices est complètement non fondée. En fait, pour lui, les grandes organisations mondiales telles l’OMC et l’OMS donnent justement l’aval à un mouvement qui cherche à ne pas être privé ou dépossédé de ces grands centres de décision. L’absence de la représentation du Québec au sein de ces organismes est la meilleure illustration du déficit démocratique actuel et de la perte graduelle de son influence.

Notre deuxième invité, Denis Monière, s’est employé à nous démontrer à quel point le discours à l’effet que la mondialisation remet en cause la pertinence de nouveaux États-nation est purement idéologique. Selon ce dernier, ce mouvement cherchant à discréditer ceux qui aspirent à une plus grande autonomie en opposant le rôle accru de l’économie s’associe davantage à une forme de contrôle social qu’à une réalité objective. Monsieur Monière précise que la présence de forces externes érodant l’absolutisme étatique (marché, église, normes mondiales) n’a rien de nouveau et ne remet aucunement en cause la pertinence de la souveraineté.

Bien que des faits tangibles confirment la place grandissante de l’économie dans nos sociétés, l’État s’accapare d’autres champs d’intervention et fait preuve d’une activité législative et réglementaire très intense. En fait, il est intéressant de noter que depuis 1970, le gouvernement canadien n’a jamais été aussi actif d’un point de vue législatif; trois fois plus de lois sont adoptées en chambre aujourd’hui qu’il y a quarante ans. Qu’il s’agisse de normes en matière d’immigration ou de lois encadrant les produits du tabac, l’État occupe un terrain important et même vital pour la pérennité de notre civilisation lorsque l’on considère les enjeux environnementaux contemporains. De plus, les sommes colossales investies par le gouvernement fédéral depuis 1995 pour promouvoir la nation canadienne nous démontrent clairement qu’il existe une forme d’hypocrisie chez ceux qui tiennent un discours discréditant la pertinence de revendiquer sa souveraineté.

Cette soirée bien spéciale s’est clôturée par des échanges entre nos panélistes et les militants de la circonscription. Nous vous convierons certainement à d’autres rencontres « souverainistes » dès l’automne prochain.

Merci à nos invités et à ceux et celles qui ont participé à cette soirée.




Marilyse Lapierre, Christian Gagnon, Joseph Arthur Bergeron et Marie-Paule Duchesne.
Marie-Paule Duchesne 1922-2008 : Une inoubliable militante
Christian Gagnon, membre de l’exécutif du PQ d’Outremont de 1987 à 1998 et de l’exécutif régional du PQ de Montréal-Centre de 1998 à 2005
18 avril 2008
11:22

La triste nouvelle a d’autant plus durement frappé les souverainistes d’Outremont qu’on la croyait invincible. Bien des tumultes et des soubresauts ont secoué le Parti Québécois depuis sa fondation en 1968. Mais toutes ces années durant, Marie-Paule Duchesne n’a jamais cessé d’être notre repère de constance et notre modèle de persévérance. Et pourtant, le 19 mars dernier, elle s’est éteinte, doucement, dans son sommeil. À chaque jour depuis toujours, son ardeur militante était à la fois la chose la plus certaine et néanmoins la plus étonnante. Une fois passée l’incrédulité, la mouvance souverainiste de notre circonscription devra tout de même se résigner. Marie-Paule ne sera plus là.

Venue au monde en 1922 tout comme René Lévesque, Marie-Paule Duchesne née Mayrand s’est activée au Parti Québécois dès les tout débuts. Les plus âgés d’entre nous entendent encore ses irrésistibles appels à mettre l’épaule à la roue, à l’aube des années 1970. Je l’ai connue en 1987, en faisant mon entrée à l’exécutif du Parti Québécois d’Outremont, au moment du retour aux affaires de Jacques Parizeau. J’avais 25 ans. Elle en avait 65, et était registraire du PQ d’Outremont depuis une quinzaine d’années. Déjà à l’époque, elle connaissait tout le monde et tout le monde la connaissait. Cette année-là, le PQ revenait de loin et nous savions tous que le chemin serait dur et long. Mais dès les premiers instants, Marie-Paule m’avait vivement impressionné. J’ai aussitôt compris que le jour où il faudrait traverser les inévitables épreuves de la vie militante, je pourrais toujours m’agripper à elle. C’est bel et bien ce qui s’est produit durant les vingt années suivantes.

Elle qui a pris part à tous les combats péquistes, bloquistes et référendaires depuis quatre décennies aura été dans Outremont un inépuisable filon de motivation pour toutes les militantes et tous les militants qui ont eu le bonheur de la côtoyer. Comment nous, les « jeunes », aurions-nous pu voir cette femme de deux générations notre aînée afficher cette extraordinaire combativité et ne pas au moins tenter d’y mettre autant d’énergie qu’elle ? J’en avais fini par la surnommer « notre phare d’Alexandrie », ce à quoi elle réagissait chaque fois en émettant le même petit rire humble et embarrassé de celle qui, bien qu’ayant occupé presque toutes les fonctions dans notre organisation, n’a jamais cherché les honneurs. Tous les chefs l’ont connue et admirée assez pour l’appeler par son prénom. Cela lui suffisait. Les seules ambitions qu’on lui ait connues étaient collectives : Marie-Paule voulait faire du Québec un pays.

Une telle suractivité aurait tôt fait de mener n’importe qui d’autre au surmenage. Mais l’inépuisable Marie-Paule s’est également dévouée corps et âme pendant des décennies au groupe Aide-Partage de la paroisse des Dominicains de Saint-Albert-Le-Grand, qui apporte son soutien aux immigrants récents de Côte-des-Neiges. Elle a aussi été un pilier de l’organisation des bénévoles du Musée du Château Ramezay.

Aujourd’hui mon amie Marie-Paule n’est plus. Sa maison de l’avenue de l’Épée, là où ont eu lieu des centaines de réunions, est vendue. Force est donc d’admettre que cette force de la nature n’en était pas pour autant éternelle. Mais le flambeau des causes qu’elle a si courageusement défendues est déjà transmis. Et son héritage demeure. Merci pour tout, Marie-Paule Duchesne.

Texte paru sur la Tribune Libre de Vigile.net le 31 mars 2008.




Outremont au Conseil national du Parti Québécois
Marc Paquin, Représentant Jeunes, circonscription d'Outremont
02 avril 2008
12:16

Le 15, 16 et 17 mars dernier se tenait le Conseil national du Parti Québécois à Saint-Hyacinthe. Pour l’occasion, plus de 480 délégués et observateurs, provenant de partout au Québec, se sont déplacés pour participer aux différents ateliers en vue de constituer la prochaine plateforme du Parti Québécois.

Par ailleurs, la circonscription d’Outremont a été bien représentée avec quatre délégués siégeant au conseil exécutif. En tant que représentant des jeunes de la circonscription, j’ai pu découvrir la dynamique d’un tel événement dans la vie politique de ce parti. Pour l’occasion, j’étais accompagné du président du Conseil exécutif d’Outremont, Louis-Olivier Lévesque; de Véronique Lauzon, présidente du Comité du Parti Québécois de l’Université de Montréal et de Rémi Lussier, conseiller.

On se souviendra des dernières élections où le PQ et ses militants se sont retrouvés du jour au lendemain deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale. Les espoirs de milliers de jeunes comme moi et des militants du Québec avaient alors subi une défaite très amère. Le parti a depuis fait des changements importants, notamment avec l’arrivée de Pauline Marois l’été dernier, ce qui lui a insufflé une énergie et une cohésion nouvelles. À cet égard, j’ai eu l’occasion de constater la solidité des relations entre les militants au Parti Québécois et leur désir inépuisable de voir le Québec progresser vers le statut de pays. Ce conseil a donc été l’occasion de renouer avec des militants des régions et des autres circonscriptions de la métropole, pour notre plus grande joie. Ce conseil a aussi été l’occasion pour des jeunes comme moi d’échanger sur les moyens et les solutions pour promouvoir la souveraineté auprès des jeunes Québécois, et les convaincre des bénéfices durables que cette démarche leur permettrait d’obtenir. J’ajouterai que les jeunes de ma génération ont des préoccupations quant à leur futur et à la société dans laquelle ils chemineront. Le projet souverainiste, tout en faisant le lien entre les générations, doit à cet égard refléter nos préoccupations et nos espoirs concernant notre avenir comme unique peuple francophone en Amérique du Nord.

Alors que les militants de l’ADQ ne savaient que faire de la tourmente entourant le salaire de leur chef, nous avons poursuivi, dans la journée de samedi, les travaux de réflexion que nous avions commencés cet hiver dans toutes les circonscriptions du Québec, avec l’aide des militants et membres du parti. Ces idées qui avaient ensuite été présentées et votées aux instances régionales témoignent de la démarche et des efforts du parti pour se renouveler, sans perdre de vue l’objectif : nos valeurs communes.

Les ateliers étaient divisés par thèmes et touchaient les questions de souveraineté et culture, d’environnement, de santé, de gestion de l’État, de la famille et de l’éducation. Étant particulièrement intéressé par la question nationale, j’ai personnellement assisté à l’atelier sur la souveraineté et la culture. Lors de cet atelier, j’ai vécu un de mes moments fort de ce congrès. Je venais de proposer un amendement à une proposition lorsque je vis Pierre Curzi se lever pour aller défendre cet amendement avec toute la verve et l’éloquence qu’on lui connaît. Quelle chance d’avoir des personnes de sa trempe de notre bord. Ce parti étant habituellement réputé pour ses discussions et ses échanges musclés, donnait alors aux médias une tout autre impression. En effet, la formule choisie laissait peu de place à des dérives de la part des militants, qui ont adopté les propositions sur la gouvernance souverainiste du conseil exécutif national comme document de base pour permettre l’amendement des propositions. Madame Marois était d’ailleurs présente et veillait au grain pour le bon déroulement des débats entourant cette question. Je crois que le parti en ressort grandi et uni après cet exercice. J’ai pu constater qu’il y avait un large consensus entourant ces questions de sorte que, une fois les ateliers terminés, les militants, bien qu’exténués, semblaient tous satisfaits du travail accompli.

Le reste fait désormais partie de l’histoire. Le contenu du travail a enfin été entériné le dimanche matin en plénière. Le vote de tous les délégués présents, toujours majoritaire lorsqu’il n’était pas tout simplement unanime, a donné des orientations claires à Pauline Marois et au Parti Québécois pour préparer une plateforme audacieuse en vue des prochaines élections. Les résultats des élections pour les différents postes au Comité national des jeunes qui ont se sont déroulées pendant la fin de semaine ont ensuite été dévoilés avant que Pauline Marois s’adresse aux membres pour une dernière fois.

Comme suite à cette expérience, plusieurs militants ont exprimé leur intérêt de continuer à militer activement pour la cause. Les activités entourant cette fin de semaine ont été l’occasion d’échanger et de concrétiser des liens entre les militants. Les relations au sein de la famille souverainiste s’en retrouvent donc renforcées et permettent désormais de regarder en avant avec confiance pour la suite des choses.



©2008 Association du Parti Québécois d'Outremont.